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Tous les ans, en Mars,
Le Carnaval de Bineau à ARPAJON
Des années de tradition...
Le carnaval d'Arpajon se réfère à une très
ancienne coutume qui veut que le
sieur Bineau fût, d'après la légende du
Moyen Age, un intendant qui avait cru
devoir s'attribuer le "droit de cuissage" que le
seigneur du cru se réservait auprès des
jeunes épouses au soir de leurs noces.
Le seigneur, mécontent, frustré dans ses
privilèges le fit juger et brûler sur la place du
marché de cette bonne ville de Châtres (nom
porté par Arpajon à cette époque).
Ainsi depuis des siècles, le souvenir de cet
épisode fut concrétisé le jour du mardi gras
par des mascarades qui se terminent
toujours par le jugement et l'exécution du
sieur Bineau.
Le comité du carnaval fut constitué en 1958
et date définitive fut prise : le premier
dimanche de mars de chaque année.
Les festivités carnavalesques comprennent
un défilé de chars, des groupes de musique,
précédés d'une importante fête foraine avec
manèges et attractions en tous genres, place
d'Etampes. Compte tenu du succès de cette
fête traditionnelle, le comité a prévu, depuis
1996, d'installer des attractions également
Place de la Gare. Une brocante fait la liaison
entre les deux places.
Un peu d'histoire...
Depuis l'antiquité les peuples ont toujours aimé faire la fête.
Festins, musique, danses et déguisements constituaient le fond des
réjouissances des Egyptiens, Hébreux, Grecs ou Romains.
L'église chrétienne, tolérante à l'égard de ces festivités,
les régularisa et primitivement le carnaval commençait le 25 décembre
pour se terminer avec l'Epiphanie.
Sous ces déguisements disparaissaient les différences sociales.
Le carnaval du Moyen Age était trivial et grossier.
Charles VI, dit le Bien-Aimé ou le Fou, amateur de fêtes
étourdissantes, faillit perdre la vie à l'occasion d'un bal masqué
alors qu'il était déguisé en ours pour la circonstance.
C'est ainsi que sa cour mit fin à la mode des bals masqués.
La vogue des mascarades publiques renaît avec l'influence de
la Renaissance italienne. Le Régent en 1715 institue les bals
masqués de l'opéra et ranime le goût de la nation pour la moquerie
et les plaisirs faciles. Ces bals eurent un énorme succès jusqu'à la
Révolution et reprirent de plus belle en 1799.
Aux XIX et XXème siècles, ces festivités perdent beaucoup de
leur éclat et c'est au lendemain de la deuxième guerre mondiale
que l'envie de s'amuser, de faire la fête, reprend jamais ses droits,
et l'on voit renaître les carnavals un peu partout en France.
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Archives : carnaval de Bineau, mars 2000 et mars 2001 en images
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