COLLECTIF-- ORLY

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Villebon le 25 juin 2002

Réf/ Col01


À



M. Gilles de Robien,

Ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer




Monsieur le Ministre,



J’ai l’honneur de vous communiquer par ce courrier les remarques du « Collectif Orly » concernant les nuisances aériennes de l’aéroport d’Orly (bruit, pollution et risque d’accident) vécues par les habitants du sud francilien.


La manifestation du 23 juin que nous avons organisé et qui réunissait un grand nombre de Présidents d’associations n’a évidemment pas été définie contre votre politique de gestion aéroportuaire puisqu’elle a été décidée avant les élections législatives.


Nous avons bien noté que M le Président Chirac vous a demandé en Conseil des Ministres d’être à l’écoute des revendications citoyennes et de résoudre leurs attentes. Nous avons bien noté que dans vos différents courriers aux élus de l’Essonne vous avez affirmé votre engagement à respecter l’arrêté du 6 Octobre 1994 relatif aux créneaux horaires sur l'aéroport d'Orly, le couvre feu actuel et à réduire les nuisances aériennes.


Nous avons bien noté que lors de votre entrevue le 23 mai 2002 avec le Bureau National du SNCTA les contrôleurs aériens vous ont fait observer : « que les facteurs « sécurité, capacité et environnement » étaient interdépendants et qu'en conséquence, il existait déjà un certain nombre de plates-formes où nous ne pourrions plus adapter nos méthodes de travail à cette exigence nouvelle sans envisager des contraintes à la croissance. »


La capacité de l’aéroport d’Orly définie par l’arrêté du 6 Octobre 1994 relatif aux créneaux horaires sur l'aéroport d'Orly n’a été, y compris pour l’année 2001, jamais respectée par tous les gouvernements précédents puisqu’il est écrit dans l’arrêté : 200 000 mouvements environ pour 250 000 créneaux horaires attribués. Nous vous demandons donc de mettre bon ordre à cet irrespect des textes de lois.


Le couvre feu n’est toujours pas appliqué correctement et beaucoup trop de dérogations perturbent « l’endormissement » de nombreux riverains qui subissent déjà fortement les nuisances de jour.


Le 1er avril 2002, les avions de chapitre.2  devaient êtres  interdits …. De nombreuses dérogations permettent toujours l’accès de ces avions à l’aéroport d’Orly. Vous n’êtes pas sans savoir que ces « vieux avions » les plus bruyants et les plus polluants augmentent considérablement les probabilités d’accidents sur les riverains de cet aéroport qui est le plus urbanisé de France.


La nouvelle directive Européenne vous donne pouvoir de limiter l’utilisation des Chapitre 2 " hushkittés " qui ont souvent plus de 28 ans et sont aussi polluants, bruyants et dangereux que les « chapitre 2 » soi-disant interdits.


En réduisant la capacité de l’aéroport à sa capacité légale afin de permettre aux contrôleurs aériens de gérer convenablement et à moindre bruit le survol des avions sur le sud -francilien, en supprimant les avions les plus bruyants nous ne doutons pas puisque votre volonté est la réduction des nuisances que vous allez permettre aux habitants du sud francilien de retrouver rapidement une qualité de vie qu’ils ont perdue.


Concernant le respect de la loi, nous signalons à votre attention que le Décret n° 97407 du 31 mai 1997 relatif aux règles de protection contre le bruit et à I'aide aux riverains des aérodromes (PGS Orly) NOR: EQAS9700921D signé par M Pons n’est toujours pas appliqué.


Concernant un troisième aéroport dans le grand bassin Parisien. Lors de leur entrevue, les contrôleurs aériens vous ont fait observer : « Le nouveau débat national annoncé par le Ministre devra convaincre les citoyens de l'intérêt général que constitue la construction d'une troisième plate-forme dans le grand bassin parisien ».

Nous considérons comme les riverains de l’aéroport de Roissy que seule, l’utilisation où la construction d’un aéroport dans le grand bassin Parisien dans l’extrême urgence pourra vous permettre de réellement et rapidement réduire les nuisances aériennes sur l’Ile de France. L’utilisation immédiate de la plate-forme de Vatry déjà opérationnelle et désurbanisée nous semble être la solution la plus rapide, la moins nuisante et la plus économique.



En vous remerciant d’être à notre écoute et en souhaitant une réelle concertation veuillez agréer M le Ministre l’expression de notre profond respect.


Le président du Collectif Orly, membre UFCNA de la CCE d'Orly


Daniel Lacambre



Copies à :

Madame Bachelot-Narquin : Ministre de l'écologie et du développement durable

M Bussereau : Secrétaire d'état aux transports et à la mer

M Leron : Président de L'ACNUSA

Annexe

Compte rendu de l'entrevue du SNCTA avec M de Robien